• Il me tient à cœur d'aborder ce sujet car à mon sens, c’est un des axes de la construction de la personne et quelque chose qui est précieux mais que des adultes, sans mauvaise intention, peuvent contribuer à abîmer chez les jeunes. 

    Les enfants ignorent souvent que, ne serait-ce que par leur existence, ils ont de la valeur pour eux-mêmes. Ils ne le reconnaissent pas toujours et dans certaines situations ou de façon plus récurrente, arrivent à se dévaloriser, se mésestimer.

     

    L’estime de soi est le jugement que l’on porte sur sa valeur dans les différents domaines de la vie. C’est avoir conscience de ses forces et faiblesses, donc pouvoir prendre conscience de ses limites, les dépasser, et les développer encore davantage. C’est ce que l’on pense et ressent à propos de soi-même.

     

    La confiance en soi est le sentiment que l’on éprouve quand on sait qu’on peut compter sur soi-même pour faire face aux défis qui se présentent. 

    Il me semble important, si l’on veut aider ses enfants à grandir, si l’on veut être un parent aidant, d’avoir à l’esprit comment se forme l’estime de soi, la confiance en soi et par ricochet comprendre leur fragilité.

     

    Beaucoup d’enfants se dévalorisent car les adultes peuvent, sans le vouloir, contribuer à installer en eux des croyances limitantes du type : « tu es nul en maths », « tu es fainéant », « tu es maladroit », « tu es paresseux ». L’enfant finit par croire qu’il est nul et cette croyance le met en « cohérence » avec les paroles des parents, « modèles de son monde ». Le risque ensuite est que l’enfant se démotive. Il peut alors se saborder dans un domaine où il pourrait réussir sans cette étiquette de « nullité » et ainsi donner une autre orientation à sa vie. A contrario, avec une image d’identité valorisante, il pourra sans doute atteindre ses rêves, satisfaire son projet de vie, étant porté par une estime de soi, une image de soi positive, aidante.

    Importance de l'estime de soi et de la confiance en soi chez les enfants et les adolescents

     

    Importance de l'estime de soi et de la confiance en soi chez les enfants et les adolescents


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  • Voici une petite réflexion sur le sentiment amoureux afin de peut être éviter de se perdre soi-même... Ou comment savoir aimer tout en préservant son intégrité, son identité. Savoir faire la part entre ce qui nous appartient et ce qui est propre à l'être aimé pour cultiver l'estime de soi et au-delà, nourrir l'amour de soi et de la personne aimée...

     

    Le risque est de se retrouver en amour en situation où « le sentiment amoureux est le plus culpabilisant. On peut penser alors que toutes les plaies de l’autre viennent de soi. On peut penser, toujours dans la folie, d’un mouvement presque démiurge, que l’on est au cœur du cœur de l’autre. Que la vie se résume à un vase clos des valves pulmonaires. Le monde de Markus était celui de Nathalie. C’était un monde entier et totalitaire, où il était à la fois responsable de tout et moins que rien. »

    passage du roman "la délicatesse" de David Foenkinos

    Le sentiment amoureux

     

     


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  •   Les émotions et l’expression des besoins

     

    Les émotions sont liées aux besoins. Si un besoin est satisfait, on peut se sentir gai, heureux, calme… Par contre, si un besoin n’est pas satisfait, on peut se sentir déprimé, choqué, inquiet….

     Nos émotions comme expression de nos besoins... et la place de la CNV ...

    La Communication Non Violente (CNV) et l’expression des besoins

     

    Les deux présupposés de la CNV développés par Marshall B. Rosenberg sont :

    -           Tous les êtres humains ont des besoins fondamentaux semblables.

    -           Chacun est naturellement capable d’accéder à un état de compassion et de montrer de la bienveillance à l’égard de ses propres besoins et de ceux de ses semblables.

      

    De ces bases découle le modèle de la communication non violente :

    1-    observation objective de la situation (en mettant de côté nos jugements et nos évaluations)

    2-    identification des sentiments qu’éveille la situation (en les différenciant de nos interprétations et jugements)

    3-    identification des besoins liés à ces sentiments (aspirations profondes, motivations…)

    4-    formulation d’une demande en vue de satisfaire ces besoins (présentée de façon positive, concrète et réalisable).

     

    Ainsi, au cours d’un dialogue (échange) quel qu’il soit, une personne qui pratique la technique de la CNV s’efforce de retrouver l’état naturel de compassion qui lui permet d’observer de manière objective ce que l’autre exprime, même lorsque les propos éveillent des préjugés ou qu’ils sont hostiles. Elle peut ensuite identifier les sentiments qui sont exprimés et les besoins qui se cachent derrière ces sentiments, de manière à bien saisir la demande réelle de son interlocuteur.

     

    Lorsqu’elle s’exprime à son tour, la personne s’efforce de poser un regard objectif sur la situation (observation), d’identifier honnêtement ce qu’elle ressent (sentiments) ainsi que ce qui motive son intervention (besoins), et elle essaie de formuler clairement ce qu’elle désire (demande).

     

    Savoir exprimer « j’observe…  et je me sens… parce que j’ai besoin de… . Aussi, je désire… » est la base permettant de verbaliser un vrai ressenti et une demande qui soient compréhensibles, acceptables sans violence dans un contexte donné. 

    Nos émotions comme expression de nos besoins... et la place de la CNV ...


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  • Ce que nous disent nos émotionsA quoi servent nos émotions? 

    Dans notre monde occidental, nombre de personnes pensent qu’il ne faut pas montrer ses émotions. Alors, les gérer signifierait les dompter, les contrôler, les refouler ? C’est ainsi que la pression peut tranquillement et insidieusement monter en soi.

    Et oui, c’est lorsqu’on les réprime que les émotions prennent le contrôle de notre vie.

    Les émotions ont une fonction, une utilité à nous transmettre. Pour savoir gérer ses émotions, il faut les connaître.

    Une programmation ...

     Les émotions et leur expression ont été programmées dans le cerveau humain. 
Une émotion forte naît dans la profondeur du cerveau, puis elle est tempérée ou filtrée surtout par les lobes frontaux. La stimulation de zones cérébrales, spécifiques à chaque émotion, agit par l’intermédiaire de neuromédiateurs (adrénaline, sérotonine, endorphines) ou d’hormones (cortisol, androgènes).

      

    Les émotions de base sont la joie, la colère, la tristesse, la peur, le dégoût, la surprise

    - La joie est source de motivation

    - La colère permet de poser les limites de ce qu’on accepte ou pas, elle est garante du respect de soi. Elle permet de sortir des situations enlisantes

    - La tristesse est un passage transitoire d’une ancienne à une nouvelle situation

    - La peur est un ressenti, une appréhension, une inquiétude qui appelle à la prudence, à des mesures de protection.

    - Le dégoût permet de repousser ce qui est hostile ou néfaste. C’est aussi une mesure de protection et de développement de l’espèce.

    - La surprise informe de ce qui se passe de surprenant, de nouveau.

      

    Une émotion associe :

    - des sensations physiques (modification du rythme cardiaque, du tonus musculaire, de la vigilance, de la sudation…)

    - des représentations mentales.

    - des  réponses motrices spécifiques (allant de la crispation des muscles du visage à la fuite ou à l'attaque, pour le cas d'une situation menaçante ; du sourire au fait de "sauter de joie" dans une situation agréable).

     

    Les émotions ont aussi une dimension sociale. Notamment, la composante d'expression motrice et faciale permet de communiquer à autrui l'ébauche d'action de l'individu.

    De là, deux aspects sont à considérer :

    - la capacité à reconnaître les émotions chez autrui (notamment, expression faciale, mais aussi posture générale).

    - la connaissance des situations émotionnelles (causes des émotions).

     

    Ressentir ses émotions, c’est savoir où cela se passe dans le corps, comment le ressenti se manifeste, apprendre à nommer le ressenti. Il s’agit de se connecter à soi pour identifier, comprendre, nommer ce qui se passe.

     

    * Ecouter ses émotions, ses sentiments   (pour s’accepter, il est nécessaire d’accepter ce qu’on ressent, cela ne veut pas dire aimer ce qu’on ressent) 

    Reconnaître que l’émotion ou le sentiment est là.

    L’accepter (« il est à moi que je l’aime ou non »)

    L’expérimenter en restant en contact avec

    Où cela se situe dans mon corps ?

    Que ressentirais-je si j’acceptais de ressentir cette émotion, ce sentiment ?

    Respirer dans l’émotion, le sentiment.

    Et se dire : « En ce moment, je suis en train de ressentir…..

                    Et j’accepte de ressentir…

                    Et en faisant cela, je m’accepte moi-même ».

     

    Ce que nous disent nos émotions

     


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  • Estime de Soi - Confiance en SoiCONFIANCE ET ÉCOUTE DE SOI

    Si son enfant intérieur parfois

    Ecoutait de son adulte la voix,

    En qui foi il peut avoir,

    Il percevrait en elle

    Beaucoup de savoir

    Et déploierait ses ailes

    Et trouverait sa voie

     

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